A l’abri de la différence de Séverine Vialon

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La différence fait se déchirer les hommes depuis la nuit des temps. Différence de couleur, de religion, de statut social, de physique… la différence fait peur. C’est dans un contexte de guerre qu’Émilie va devoir s’adapter et batailler pour se faire accepter telle qu’elle est. Mise dans une situation qu’elle n’a pas choisie mais avec laquelle elle doit s’accommoder, Émilie n’est pas au bout de ses surprises.

   A l’abri de la différence est un roman sur la différence et les méfaits qu’elle peut entraîner, ici la guerre. Mais l’auteur nous épargne les horreurs de celle-ci et nous propose de suivre des personnages qui se sont réfugiés dans un abri, une grotte et qui y vivent en attendant que cette guerre se termine.

   Et dans ce huis clos, au fur et à mesure d’un quotidien, d’un semblant de vie normale, les personnages se découvrent, se redécouvrent, apprennent à se connaître, malgré leurs différences. Car une jeune femme et une petite fille réfugiées ici sont différentes des autres. C’est le Yan, le chef de cette mission de sauvetage de la population pour cette grotte, qui les a amenées. Un homme au grand coeur, à l’empathie exacerbée qui a voulu sauver tout ceux qu’il pouvait, peu importe leur différence.

   Cette différence n’est pas expliquée. Quelle est-elle ? Au début du livre, l’on s’attend à la voir révélée et puis, on se rend compte que ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, ce sont les caractères, les actes des personnages. Comme dans la vie, l’important n’est pas l’apparence mais le coeur.

   Les personnages sont très attachants et en particulier la petite fille avec sa diction approximative.

   Le style simple et fluide donne la part belle aux dialogues. Il permet de se plonger dans le récit, de ne pas avoir la distance qu’un langage trop recherché peut mettre avec les personnages ou l’histoire.

   Les personnages évoluent au rythme de journées sans activité, ponctuées par les repas. Pas de grand suspense, mais quelques scènes qui relancent bien l’histoire.

   Ce récit est plein de douceur, de bonté et d’empathie. Même si la guerre fait rage à l’extérieur, on l’oublie rapidement.

   Les deux points un peu plus négatifs qui ont retenu rapidement mon attention :

– en particulier au début du livre, certains passages des dialogues m’ont semblé inutiles / répétitifs

– les personnages sont presque trop gentils à mon goût, je ne crois pas avoir déjà rencontré des gens aussi doux et attentifs avec les autres qu’eux. Mais après tout, c’est peut-être l’une des morales de l’histoire : si chacun apprenait à découvrir l’autre, le monde irait bien mieux.

Chronique par Odehia Nadaco

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