Deux Zéros et Demi de Guillaume Lecler

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Les dieux se querellent une fois de plus ; cette fois, sur une question existentielle : la détermination. Et avec eux, ça ne se règle pas devant une chope dans une taverne. La Chance et le Destin, aussi bas de plafond que leurs ouailles, décident pour se départager de s’attacher les premiers bras cassés venus. Pas la fine fleur de la chevalerie, loin de là ! Ethinor, barbare mégalomane, Jermold, magicien incompétent, et Tallia, guerrière… (non, d’elle, on ne dira rien : trop risqué) se retrouvent bien malgré eux mêlés à un complot inextricable : il ne s’agit que de s’opposer à des démons, dieux et nécromants pour regagner ce qui leur est le plus précieux et accessoirement sauver le trône de l’Empire … Une broutille.

De l’érotisme (un peu), de l’humour (beaucoup) et des combats (répugnants).

Les lecteurs l’ont commenté :

« Le livre le plus drôle que j’ai lu depuis bien longtemps ! » Winston Churchill..

« Un pur chef-d’œuvre ! Mon fils est un génie. » Le papa de Guillaume.

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un livre humoristique dont l’histoire un peu fantastique (l’on côtoie le monde des dieux, des démons, l’on y trouve de la magie…) est menée tambour battant par des anti-héros bien allumés, pas très futés ni courageux.

Je vais être franc, je crois n’avoir jamais lu de livre humoristique avant. Pas que je sois imperméable à l’humour, mais plutôt parce que j’ai toujours trouvé mon bonheur dans ce domaine avec les séries télévisées. Alors peut-être ne suis-je pas le plus à même, sans point de comparaison littéraire dans le genre, pour dire ce que j’ai pensé de ce livre. En fait, peu m’importe.

Parce que j’ai souri tout du long, j’ai ri un peu et surtout, j’ai passé quelques heures de bonheur déconnecté de notre morne monde. J’ai retrouvé tout ce que j’aime en humour :

– de la simplicité, l’auteur ne cherche pas à vous faire réfléchir des heures durant sur des jeux de mots ou des références complexes,

– un ton qui m’a fait penser à mes amours de l’humour : des blagues comme chez Les Nuls, des dialogues comme dans Kaamelott, le tout avec un petit arrière-goût sucré de Monthy Python.

J’ai par contre été un peu plus hermétique au comique de répétition, alors qu’il réjouira sans aucun doute nombre d’autres lecteurs.

La bande de losers qui fait son chemin, pas toujours vaillamment, dans les quêtes qui s’accumulent, les actions pitoyablement ratées, les coups de chance improbables, est finalement simplement réaliste et humaine à y regarder d’un peu plus près. Chacun pourra y retrouver un peu de ses propres défauts.

Un excellent moment de lecture, un roman pas ordinaire et bien écrit, que vous pourrez dévorer entre deux livres ou sous le coup d’une panne de lecture, pour vous replonger avec plaisir dans les mots.

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Sublimation de Bastien Pantalé

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Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent.

Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire.

Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès.

Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes.

Dans la lignée de Seven, un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

 

Ils sont rares les auteurs français de thrillers qui arrivent à m’embarquer complètement dans leurs histoires. Bastien Pantalé a réussi ici un coup de maître. L’histoire est prenante au point que – et cela ne m’arrive jamais – je regrettais de devoir aller me coucher le soir, je pensais à son histoire avant de m’endormir…

Mêlant art, histoire de l’art, psychologie, meurtres effrayants, enquête policière précise, hypnose et bien d’autres éléments toujours dans la précision – même avec quelques minuscules libertés nécessaires au roman – l’auteur vous embarque dans son univers dans les pas de personnages attachants.

Il met en place les éléments, les personnages, les points de vue de chacun… et fait monter la tension, intensifie le rythme, vous emmène, vous entraîne au point que vous ne vouliez plus lâcher le livre.

Nous ne sommes qu’en janvier et Bastien Pantalé m’a déjà offert un de mes meilleurs moments de lecture de l’année même si je regrette qu’il n’ait su me berner !

Bastien Pantalé a écrit plusieurs autres romans que vous pouvez découvrir sur sa page auteur.

Pages associées :

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Page de l’auteur sur Amazon : https://www.amazon.fr/Bastien-Pantalé/e/B00LZ2OVJ8

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Le Carnaval des Illusions de Jo Rouxinol

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Plongée dans l’agitation d’un établissement scolaire, Eva fait ses premières armes dans l’enseignement en tant que surveillante. Elle se concentre sur le quotidien, parfois brutal, pour s’extraire d’un passé douloureux et s’empêcher de partir à la dérive. Mais le souvenir de son immersion au cœur d’une favela brésilienne continue de l’obséder bien après son retour à Paris. Avant, après, ici, là-bas, la jeune Eva navigue à vue entre ses identités multiples et nous entraîne dans un monde foisonnant de vie, jusqu’à ce que l’envers du décor impose sa sombre réalité et balaie ses illusions.

Des bidonvilles cariocas aux banlieues françaises, elle affronte une violence sans frontières qui la mènera au bout de la quête d’elle-même.

Pourquoi me suis-je lancé dans cette lecture d’un roman à la couverture gaie et chatoyante ? Pour changer, sans doute, et certainement parce que je le voyais passer sous mes yeux souvent dans des groupes de lecture et qu’il m’intriguait. Je suis amateur de sombre, de dur, de réalité noire. Et cette part d’ombre en moi n’a vraiment pas été déçue.

La Carnaval des Illusions, c’est un roman à deux voix mais toutes deux appartiennent à la même narratrice :

La voix d’un passé où pendant une année elle a vécu dans les favelas de Rio avec l’homme qu’elle aime, cette voix qui s’incruste dans le présent, cette histoire d’amour déçue dont elle ne peut se défaire et qui conditionne encore sa vie actuelle.

Et il y a ce présent, dans un collège de banlieue où élèves, profs et surveillants sont dépassés par les comportements des uns et des autres. Et c’est là que j’ai adhéré vraiment : c’est du réel, du concret et c’est sombre. Chaque personnage, avec sa personnalité, ses erreurs, ses traumas est une perle d’humanité.

La partie sur le Brésil m’a quelque peu décontenancé en début de livre : l’on connaît déjà la fin de cette histoire sentimentale alors pourquoi nous la raconter par le menu ? J’ai un peu forcé la lecture puis, sans prévenir, j’ai été happé. Les pages se tournant, cette période brésilienne vient éclairer le comportement actuel de la narratrice et les deux deviennent alors inextricables.

J’ai tout de même pris soin de demander à quelque autre lecteur de me donner son avis sur ce livre. Et cette personne avait été particulièrement emballée… par la partie Brésil de l’histoire !

Le Carnaval des Illusions est tout simplement superbe et superbement écrit, style entraînant, vocabulaire fourni et précis, histoire(s) dure(s) et belles rencontres. Vous en garderez certainement des images dans votre mémoire longtemps après avoir tourné la dernière page.

Jo Rouxinol a aussi écrit un roman jeunesse dont la sortie est prévue le 5 décembre 2016 : https://www.facebook.com/events/333241500385343/

Pages associées au Carnaval des Illusions :

Amazon (formats papier et Kindle) : https://www.amazon.fr/carnaval-illusions-Jo-Rouxinol/dp/1535444762

Kobo : http://www.fnac.com/livre-numerique/a9993388/Jo-Rouxinol-Le-carnaval-des-illusions#FORMAT=ePub

Page Facebook du livre : https://www.facebook.com/carnavaldesillusions

Ce que murmurent les étoiles de Dominique Durand

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Quand l’homme est confronté à une situation extrême et inattendue, deux solutions s’offrent à lui : ou il la subit, ou il combat pour sa survie. Simple question de caractère, de facultés d’adaptation, mais dans les deux cas, le traumatisme vécu laissera forcément des traces…

William et Mary Perkins, un couple d’Américains sans histoire, et leur fille Allison, une adolescente un brin rebelle, quittent la Floride pour se rendre vers leur destination de vacances, le prestigieux parc national des Great Smoky Mountains.

Alors que leur Chevrolet traverse paisiblement la Géorgie, la route I-75 d’Atlanta disparait soudainement et tous trois se retrouvent piégés sur une voie désaffectée, suspendue au cœur d’un désert brûlant.

Tout en poursuivant leur quête d’explications rationnelles, ils vont devoir s’unir et lutter de toutes leurs forces pour survivre sur ce mystérieux territoire inconnu, où le danger guette à chaque instant.

William, Mary et Allison ne pouvaient imaginer que leur présence insolite sur ce site tenu secret constituait le prélude du plus fou, du plus pharaonique, du plus extraordinaire projet jamais envisagé par les hommes…

Voilà une odyssée étonnante. Tout comme Ulysse, mais en famille, ses héros se trouvent projetés dans un voyage initiatique et inattendu. William et Mary, tous deux scientifiques, partent en vacances avec leur fille Alli. Mais rien ne va évidemment se passer comme prévu. Les voilà projetés dans un lieu inconnu, impossible à reconnaître, où ils vont de découverte en étonnement. Quel est ce lieu étrange où ils passent par des climats de toutes sortes, où ils rencontrent différentes ethnies ? Et comment sont-il arrivés ici ? Voilà le fil qui nous conduit au cours des pages.

Les premières découvertes dans cet espace inconnu sont un peu monotones. Le basculement d’un « univers » à un autre laissait présager bien plus qu’une balade à la rencontre de quelques tribus que l’on ne fait que croiser, de faune et de flore largement décrites. On imaginera d’ailleurs facilement l’esprit scientifique de l’auteur attaché à la précision des noms et à la description de chaque espèce.

Ainsi le livre a un peu de mal à décoller pendant cette escapade. Mais l’auteur nous entraîne vers des moments bien plus prenants, avec de la tension et de la peur, des personnages plus impliqués et bien sûr, des révélations bien amenées.

Concernant le style de l’auteur (ce n’est qu’un sentiment personnel et d’autres lecteurs y trouveront leur compte), un petit manque de naturel dans les dialogues, mais aussi dans certaines phrases avec la multiplication d’adjectifs.

Un roman donc, qui a eu, pour moi, un peu de difficulté à prendre son envol mais qui, une fois poussé dans l’action prend de l’ampleur et pourra même, après cette odyssée en terre hostile, vous plonger la tête dans les étoiles.

Pages associées :

Page du livre : https://www.amazon.fr/que-murmurent-%C3%A9toiles-Dominique-Durand-ebook/dp/B01INQAPVQ/

Page auteur : https://www.amazon.fr/Dominique-Durand/e/B004MO2K0S/ref=sr_ntt_srch_lnk_2?qid=1471967366&sr=1-2

Harper de Matthieu Biasotto

Harper

Je crois que quelque part, je t’écris pour expier ce que j’ai fait, en espérant qu’un jour tu puisses comprendre et que tu trouves la force de me pardonner. Il faut que tu saches que j’aurais pu donner ma vie pour toi. Il n’y a pas de quoi être spécialement fier de mes actes et je ne suis pas un enfant de chœur, mais j’ai eu l’audace d’aller jusqu’au bout. Je n’ai pas pu rester dans la légalité, j’ai dû emprunter des chemins parfois obscurs et employer des méthodes dont personne ne peut se vanter. Il m’a fallu fuir Détroit pour le Mexique. C’est comme ça, qu’est-ce que tu veux…

Si je viens à disparaître avant le jour J, si je me fais serrer et que le dénouement m’échappe… On pourra dire de moi que j’ai été un sale type, un violent lunatique, un perdant pétochard et même un escroc sans scrupules. Mais toi qui poses les yeux sur mes mots, tu sauras que j’avais de bonnes raisons et que la vérité nous appartient. Tu sauras que je ne regrette rien et que si c’était à refaire, pour Toi… Je le referais.

   Nous voilà aux côtés d’un homme, sans domicile, errant dans les rues de Detroit, ville dévastée par le chômage. Lui, comme tellement d’autres, a tout perdu. Il raconte son errance, il parle de sa femme et de son enfant, surtout de son enfant, qui lui manque tellement. Tout est tellement sombre. Le sens de la description et la capacité à faire partager le ressenti de Harper sont indéniables. L’impression de vivre ces moments avec lui, ou à sa place, est prégnante.

   (Petit coup de gueule en passant : dire que les SDF sont toujours sales et sentent nécessairement mauvais est un terrible cliché. Bien que je ne connaisse pas les structures d’accueil de Detroit, je suis sûr que, comme ailleurs, une grande majorité des sans domicile prennent la peine de trouver ces lieux pour se laver et avoir des vêtements propres, quand ils ne font pas eux-mêmes leur lessive… Dire que ce personnage, en raison de sa situation particulière est dans cet état, aurait été suffisant.)

   Mais Harper ne fait pas que errer. Il a aussi un but, impossible à définir pour le lecteur. C’est ce qui le pousse, qui le fait avancer. Il a un Plan. Un plan pour quoi ? Pour retrouver son enfant, ou plutôt pour l’aider. Tout reste vague, flou. On se demande à certains moments si Harper n’est pas en train de perdre la raison.

   A la moitié du livre, tout se met en place, l’auteur décide enfin de nous ouvrir un peu les portes de ce secret, de ce Plan. Et vraiment, il faut concéder à M. Biasotto une capacité à nous mener en bateau plutôt rare. Les émotions qu’il nous fait partager créent un voile opaque, un cocon de mal-être nous gardant la tête sous l’eau, incapables de voir au-delà de ce qu’il veut bien nous dire.

Avec ses phrases longues, nécessitant une lecture plus lente, il crée une ambiance particulière qui se marie parfaitement à la vie de sans domicile du héros. Il donne un ton particulier à son texte. Le genre de livre qui se déguste plus qu’il ne se dévore.

   Si j’étais dans l’obligation d’émettre une réserve sur le style, ce serait que certains passages concernant les états d’âme du personnage sont redondants. Pourtant ces quelques répétitions ont leur raison d’être : Harper étant le narrateur, ses pensées sont fixées toujours sur les mêmes regrets et le même but qu’il ressasse sans cesse.

Harper est le vrai coup de cœur de mes lectures estivales.

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Effet miroir de Vincent Rémont

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Jean-Edouard est un écrivain renommé, il enchaîne les bestsellers. Xavier, lui, aimerait passer le cap de la première page. Il a perdu son emploi, son couple part à la dérive et l’inspiration s’essouffle. Tout oppose ces deux personnes, mais un objet va les lier d’une manière étrange. Imaginez un autre reflet que le vôtre dans un miroir. Des questions apparaissent. Qui ? Pourquoi ? Est-ce irréversible ? Quand Xavier se réveille, il découvre une femme ligotée sur une chaise. Une inconnue.

Ce roman qui s’apparente plutôt à une novella, comme l’aurait appelé le maître de l’horreur, est un vrai page-turner. On ne peut le lâcher jusqu’à la fin, on se laisse prendre dans cette histoire mâtinée d’un soupçon de fantastique, d’une prose bien écrite et de dialogues justes et percutants, comme si les personnages étaient dans une joute verbale permanente.

Les personnages sont bien caractérisés et leurs points de vue s’alternent rapidement dans des chapitres courts. La sensation de ne plus savoir qui est qui est proche, tangible, mais l’écriture maîtrisée permet de ne jamais perdre le lecteur.

Un livre trop court à mon goût (sans doute parce que c’était un coup de coeur jusqu’au final) et qui aurait mérité de voir développer au sein du roman les évènements décrits dans l’épilogue.

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Coups du Sort de Débora Anton

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Lionel est un homme meurtri depuis le décès de sa femme, huit mois plus tôt. Devenu alcoolique, il élève difficilement sa fille, Leïla, 15 ans. L’adolescente accumule les séjours au commissariat pour des larcins mineurs.

 Un soir, le cadavre d’une étudiante est retrouvé dans l’ascenseur de l’immeuble où ils résident. Elle est victime d’un tueur en série surnommé « le vampire ». Lionel est auprès du corps et les circonstances l’accusent.

 Parviendra-t-il à surmonter ses démons et à prouver son innocence ?

   Premier roman de cet auteur qui aborde donc le thème de l’erreur judiciaire, pour lequel l’auteur nous fait part, dans sa préface, d’une sensibilisation personnelle, mais aussi de celle de la perte d’un proche et les bouleversements que peuvent entraîner de tels traumatismes.

   Une écriture maîtrisée dans un style simple et fluide. La construction est organisée. Tous les éléments sont là pour nous faire tourner les pages, dévorer ce livre.

   L’histoire nous emmène rapidement à un meurtre, dans l’immeuble où vit Lionel, récemment veuf et père d’une adolescente. Par sa simple présence auprès du corps de la victime, Lionel va être rapidement accusé par le voisinage.

   La police, enquête, recherche des preuves, auditionne les voisins… L’enquête est très réaliste, pas de trouvailles sorties du chapeau, les flics font leur boulot. Malheureusement ce réalisme rend la première moitié du livre un peu linéaire, n’apportant pas de nouvelles idées, de rebondissements. Mais ce début un peu lent est justifié par le parti pris de l’auteur.

   La deuxième moitié par contre s’emballe, comme la machine judiciaire, grâce à l’arrivée de nouveaux éléments dans l’enquête.

   De plus l’auteur surprend en nous menant aussi là où on ne l’attend pas en nous offrant quelques scènes concernant le tueur.

 Un bon premier roman qui se lit vite et qui promet de belles choses à venir pour cet auteur.

 

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A l’abri de la différence de Séverine Vialon

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La différence fait se déchirer les hommes depuis la nuit des temps. Différence de couleur, de religion, de statut social, de physique… la différence fait peur. C’est dans un contexte de guerre qu’Émilie va devoir s’adapter et batailler pour se faire accepter telle qu’elle est. Mise dans une situation qu’elle n’a pas choisie mais avec laquelle elle doit s’accommoder, Émilie n’est pas au bout de ses surprises.

   A l’abri de la différence est un roman sur la différence et les méfaits qu’elle peut entraîner, ici la guerre. Mais l’auteur nous épargne les horreurs de celle-ci et nous propose de suivre des personnages qui se sont réfugiés dans un abri, une grotte et qui y vivent en attendant que cette guerre se termine.

   Et dans ce huis clos, au fur et à mesure d’un quotidien, d’un semblant de vie normale, les personnages se découvrent, se redécouvrent, apprennent à se connaître, malgré leurs différences. Car une jeune femme et une petite fille réfugiées ici sont différentes des autres. C’est le Yan, le chef de cette mission de sauvetage de la population pour cette grotte, qui les a amenées. Un homme au grand coeur, à l’empathie exacerbée qui a voulu sauver tout ceux qu’il pouvait, peu importe leur différence.

   Cette différence n’est pas expliquée. Quelle est-elle ? Au début du livre, l’on s’attend à la voir révélée et puis, on se rend compte que ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, ce sont les caractères, les actes des personnages. Comme dans la vie, l’important n’est pas l’apparence mais le coeur.

   Les personnages sont très attachants et en particulier la petite fille avec sa diction approximative.

   Le style simple et fluide donne la part belle aux dialogues. Il permet de se plonger dans le récit, de ne pas avoir la distance qu’un langage trop recherché peut mettre avec les personnages ou l’histoire.

   Les personnages évoluent au rythme de journées sans activité, ponctuées par les repas. Pas de grand suspense, mais quelques scènes qui relancent bien l’histoire.

   Ce récit est plein de douceur, de bonté et d’empathie. Même si la guerre fait rage à l’extérieur, on l’oublie rapidement.

   Les deux points un peu plus négatifs qui ont retenu rapidement mon attention :

– en particulier au début du livre, certains passages des dialogues m’ont semblé inutiles / répétitifs

– les personnages sont presque trop gentils à mon goût, je ne crois pas avoir déjà rencontré des gens aussi doux et attentifs avec les autres qu’eux. Mais après tout, c’est peut-être l’une des morales de l’histoire : si chacun apprenait à découvrir l’autre, le monde irait bien mieux.

Chronique par Odehia Nadaco

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Sérial d’ Emmanuel Marie

Sérial

Si l’amour fleurit au printemps, les drames naissent souvent en hiver. Et quand une nuit, on en fait le récit dans le désespoir, on n’entre pas dans les détails. Quand il s’agit de sa propre histoire, on aimerait même parfois lui donner une autre issue, jusqu’à ce que notre élan nous contraigne à prendre conscience de sa réalité.
Il est des histoires d’amour qui ne ressemblent qu’à des histoires de sexe. Quand l’émotion ne rime qu’avec perdition. Gustave, le narrateur, Laura et Nolwenn sont les acteurs pas tout à fait conscients de cette relation triangulaire régie par une quête d’absolu, totalement pervertie.
Une histoire d’amour, pleine d’abandon de soi. Une histoire d’amour… forcément ultime !

Comme le dit son auteur, Sérial est une histoire d’amour.
Mais ce n’est pas ici l’amour dilué à l’eau de rose et ses clichés romantiques que l’auteur vous offre. Ici l’amour est réaliste, érotique, sexuel surtout, mais aussi sentimental.
Les personnages vacillent entre sentiments et désirs. On acceptera ou rejettera les actes des protagonistes, peu importe. Ils sont là, ils sont vrais, décrits avec une plume que je trouve d’une rare beauté et que j’ai adoré lire.
Je n’ai pas l’habitude de ce genre et pourtant, tellement vite entré dans les sentiments et les attentes de son personnage principal, je me suis surpris à aimer. Vraiment.
Le genre de livre que l’on oublie pas, que l’on voudrait garder dans sa bibliothèque.
Une magnifique découverte.
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Régis de James Osmont

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Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire… Jusqu’au point de non-retour.

Régis est le livre qui a fait le buzz ces derniers mois dans le petit monde de l’auto-édition.

Ce roman est d’une prose maîtrisée, le choix des mots a été fait soigneusement. Il m’a été très agréable de le lire, le style m’a facilement entraîné au fil des pages.

Régis vit dans son monde, dans sa tête et dans sa musique. Sa musique est très présente, l’auteur nous invite à la connaître en écrivant les paroles de chansons qui reflètent l’état d’esprit de Régis. A priori, l’idée me plait. Mais il aurait fallu que je puisse écouter les chansons en lisant ce roman, or je n’ai pas pu. Du coup, me voilà avec des paroles traduites en français (gloups), sans la musique qui leur donne leur dimension, posées là souvent sans prévenir, comme des poèmes mal amenés, et puis je l’avoue, je déteste tout ce qui me fait penser à de la poésie. Bref, j’ai sauté ces passages pour ne pas être dérangé par ces incursions.

Concernant l’histoire en elle-même, je n’ai pas été horrifié de quoi que ce soit, aucune scène ne m’a parue glauque (contrairement à ce que d’autres avaient annoncé). En fait, j’ai trouvé l’histoire très linéaire, sans grand rebondissement, sans grosse intrigue.

Et pourtant, ce livre m’a plu.

Mais si, mais si. Parce que malgré sa maladie, Régis n’est pas si différent de nous, il passe simplement à l’acte plus facilement, il n’a pas les filtres qui nous retiennent. Son état d’esprit, ses pensées sont assez bien décrits pour que l’on puisse croire le comprendre, pour que l’empathie fonctionne.

En bref : un roman très bien écrit sur un personnage intéressant, mais qui pour moi manque de peps et de suspense pour un thriller.

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